Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 18:12
Moi, j'ai toujours considéré la bourse comme un Thermomètre ! Hors de cette analyse, point de salut !
Et que nous dit-elle, depuis quelques temps ?
Que notre économie marche sur la tête ! POINT !

Alors là, aussitôt, tout ce que cette planète compte de Marxistes, de Léninistes, de Trotkistes, d'Engeliens, de Bolcheviks, de Mencheviks, de communistes, de socialistes...etc, ect, ect, vous crachent au visage :
on vous l'avait bien dit ! Le capitalisme, ça ne marche pas !

Ce à quoi je leur réponds: tous les systèmes à base de marxisme qui ont été essayés depuis cent cinquante ans ne marchent pas non plus ! Et là, j'ai des preuves:
- en U.R.S.S., il a tenu 80 ans ( un record)
- au Cambodge, en Yougoslavie, en Europe de l'EST, en Allemagne de l'EST...ect, ect, ect...tous, tous, sans exception se sont vautrés.
- à CUBA, au Viet-Nam et en Chine, on passe progressivement à une économie de marché...
- il ne reste donc plus que la Corée du Nord qui résiste !
Est-ce ce modèle là que vous avez à nous proposer ?

Conclusion : le modèle économique qui marche est à inventer.

Et là, le boulot est immense; pour une seule et unique raison: à chaque fois que vous confiez de l'argent à quelqu'un, la tentation est trop forte, pour lui, de taper dans la caisse ! ! ! Si le banquier est communiste (ou assimilé) c'est la NOMENKLATURA qui en profite. Si le banquier est capitaliste, l'absence de contrôle permet tous les abus. Dans le "socialisme à la française" où le Crédit Lyonnais était nationalisé, MITTERAND s'est tellement servi qu'il a embarqué la banque dans des démélés judiciaires sans fin.

On n'en sortira pas : le Jésus Christ de la banque n'existe pas ! La moralité ne fait pas partie du vocabulaire de ce milieu ! Ils sont tous pourris !




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Mais il y a plus grâve.

Cette crise de confiance, dans le milieu bancaire, c'est l'arbre qui cache la forêt !
Moi, j'affirme que si la bourse baisse dans de telles proportions, c'est que nos entreprises ne sont pas aussi florissantes que tout le monde veut bien le croire.

Un exemple comme d'habitude :
Le fleuron de l'industrie du médicament en France, SANOFI, à 35 € l'action, c'est impossible ! Cela n'a pas de sens ! Un entreprise qui génère des milliards de profit, depuis tant d'années...avec un cours de PME ! ! ! ! C'est absurde ! ! !  Elle vaut bien plus que cela; à moins que....

J'ai fouillé dans tous les documents accessibles...RIEN !
Le seul doute que j'ai,  concerne les molécules...en "activité." Elles sont toutes en fin de vie et les faibles capacités de recherches engagées sont inquiétantes. On ne voit pas apparaitre la nouvelle molécule qui, à court terme, permettra à l'entreprise, d'envisager l'avenir avec sérénité ! En clair, les bonnes années sont...derrière elle ! ! ! !


Est-ce ce que craignent vraiment les boursiers ?



Dans le même genre, je pourrais parler de l'industrie automobile française, sacrifiée sur l'hotel de l'écologie ! Un idéologie, que dis-je, une religion de pays riches ! Nous ne pouvons pas nous permettre ça !

L'industrie chimique totalement dépendante du pétrole, a du soucis à se faire. Sa reconversion n'est pas encore à l'ordre du jour.

L'agriculture a tellement pollué les sols que seuls les O.G.M. peuvent , désormais, lui sauver la mise. Malheureusement, la pression écologique mondiale empêchera, sans doute, cette reconversion.

Dans le B.T.P., tous les grands travaux, type construction d'autoroutes, ne veront pas le jour. Quant au bâtiment, proprement dit, le seul secteur du logement social ne peut sauver une profession à la dérive.

Restent les activités de services qui, elles, ne se portent pas trop mal...mais sont emportées dans une tourmente générale mue par une perte de confiance généralisée.


Au niveau mondial, la situation est du même tonneau. L'arrivée, dans le monde économique, de la Chine et de l'INDE remet en cause tout un tas stabilités : par exemple, il va falloir partager les ressources. Cela signifie une augmentation phénoménale des prix des matières premières auquel les entreprises, fussent-elles puissantes, ne pourront résister. Les investissements collosaux qu'il va leur falloir réaliser vont plomber les comptes d'exploitation, car elles ne pourront pas répercuter sur les prix de vente...sous peine de perdre tous leurs clients.

Donc, et c'est bien là où je voulais en venir, la chute des bourses du monde entier n'est que le reflet exact de la santé de toutes les entreprises du monde entier, à quelques exceptions près. Depuis trop longtemps, la côtation de ces entreprises est surévaluée...et le marché fait la correction qui s'impose.














Par patrick de Montménard - Publié dans : Economie
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  • : 17/06/2007
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